L’église Sainte Marie-Madeleine

L’église romane Sainte Marie-Madeleine (XIe et XIIe siècles) présente une structure originale, résultat de son double usage, église paroissiale et conventuelle. Deux nefs sont accolées sous un même toit.

Construction

Au XIe siècle, l’église est de petite dimensions, avec un chevet tripartite, un clocher et une nef à quatre travées, voûtée en berceau plein cintre.

Au XIIe, la nef est agrandie de deux travées vers l’ouest, avec un portail sculpté en façade et un porche. Suite à l’installation des Bénédictines, une nouvelle nef, en berceau brisé, est accolée au sud pour le couvent. L’ensemble bénéficie d’un décor peint.

La tribune, sur le mur Ouest de l’église paroissiale, date du XVIe siècle.

Les peintures murales

On peut admirer un Christ en Gloire (XIe) dans le cul de four de l’église paroissiale : dans une mandorle, entouré de deux anges dont Saint Gabriel et un autre non identifié.

Des restes de peintures murales sont visibles sur le mur Est de la 2ème nef, représentant une scène de l’Annonciation.

La protection au titre des Monuments historiques

Une première mesure de protection intervient le 20 mai 1927, avec l’inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, qui constitue alors le premier niveau de protection destiné aux édifices présentant un intérêt historique ou artistique. Quelques années plus tard, l’importance du site est réévaluée. Par arrêté du 27 octobre 1941, l’église paroissiale, l’ancienne chapelle conventuelle des bénédictines et les vestiges du cloître sont classés au titre des Monuments historiques, la protection la plus élevée prévue par la législation française. Ce classement, qui remplace l’inscription de 1927, assure une protection renforcée de l’édifice.

Source : fiche sur la plateforme ouverte du patrimoine [ voir ici ]